L’ÂME ET LES FLAMMES

Sonorités et identité

L’identité d’un pays pour vraiment la comprendre, il faut l’entendre. Mais si la plupart des nations ont eu des siècles, voire des millénaires pour affirmer et instaurer une personnalité sonore, l’Israel de la musique ne remonte qu’à 1948, date de la création de l’état. Dans ses harmoniques  on ressent et on entend l’existence de deux grandes influences.L’exaltation du projet sioniste à travers la musique et ses artistes et des compositeurs qui se voulaient à la hauteur du combat contre le nazisme. Une lutte qui a eu pour conséquence l’émigration massive d’icônes de toute une génération. Une fois devenus israéliens leurs rythmiques avaient un message: le métissage. Hybridation entre des harmonies qui évoquaient la nostalgie de leur pays et des airs qui louaient la concrétisation de l’espoir bi-millénaire du retour à la terre.

  Juste après  la guerre des Six Jours. Naomi Shemer, récemment disparue, qui a composé et chanté Yeroushalaim Shel Zahav – Jerusalem d’Or s’est posée et imposée en tant qu’incarnation d’une forme d’expression folklorique.

Côté musique classique, dès1936  Bronislaw Huberman crée l’Orchestre de Palestine. Il deviendra connu sous le nom d’Israel Philarmonic Orchestra au moment de l’indépendance du pays . Puis il sera dirigé pendant plusieurs décennies par les célébrissimes Daniel Barenboim et Zubin Mehta.

Depuis lors c’est quasiment une consécration pour les sommités musicales venues d’Israel et du monde entier telles qu’entre autres  Koussevitsky, Bernstein, Heifetz, Rubin d’être invitées à se produire avec cet orchestre culte.

Aujourd’hui c’est l’explosion d’une musique en phase avec toute la diversité de la tradition et de la modernité. Les tonalités venues en droite ligne d’une Afrique des hauts plateaux et d’un Moyen Orient flamboyants se mêlent aux sonorités de l’Occident dans ce qu’il de plus original en matière musicale.  Ceci grâce à une génération de musiciens et d’auteurs compositeurs surdoués tels qu’ Ofra Haza, Asaf Avidan, Avishai Cohen et Yaron Herman. Plus que jamais pour se laisser porter et emporter par Israel et son âme il faut se laisser aller à écouter ses gammes.