DÉPART IMMÉDIAT POUR LES MEDIAS

Rappelez –vous l’époque héroïque avec cette phrase attendue et entendue par des millions d’auditeurs  «Ici Kol Israel, émettant de Jérusalem. Il est …heures  et voici les nouvelles présentées par … » ces mots prononcés par un journaliste à la diction académique et quasi-magnétique ont longtemps été emblématiques pour tous les israéliens et pour tous ceux qui voulaient entendre « la Voix d’Israel ,de la radio nationale de service public.
Une radio dont la création remonte au  30 mars 1936 avec la fondation  du Palestine Broadcasting Service (PBS) par l’autorité  britannique.
Le 14 mai 1948, c’est l’indépendance et la radio devient Kol Israel. Longtemps radio identitaire et statutaire dont les bulletins d’information étaient écoutés religieusement, désormais, ce support d’information des temps héroiques doit faire face à l’arrivée des médias instantanés plus en phase avec la modernité.  Pour 61 % des jeunes Israéliens, c’est l’Internet qui est la référence en matière d’information. Arrive derrière Aroutz 2, la chaîne commerciale, pour 18 % d’entre eux .
Sur cette tranche d’âge le score obtenu par  la radio publique est symbolique: 2%.

Tous les francophones et tous ceux qui apprécient l’esprit de l’art de vivre musical à la française connaissent forcément Emmanuelle Adda.  A l’antenne de la 4ème radio du pays, Radio Yeroushalayim, pendant 2 heures  toutes les semaines elle fait apprécier toute la diversité du patrimoine musical français en duo avec sa partenaire de toujours Cathy Choukroun. Elles diffusent sur la FM israélienne une playlist qui part de la variété de qualité personnalisée par des chanteurs comme Brel, Brassens ou Nougaro jusqu’à la virtuosité des talents de la nouvelle scène française comme Stromae, racontant la carrière des artistes et parlant de la France aux israéliens  dans ce qu’elle a de prestigieux: la gastronomie, le cinéma, la musique, le tourisme…
Un programme où la culture n’est pas qu’une posture. Désormais c’est bel et bien terminé. Ces voix appartiennent à l’histoire de la radio mais la nostalgie est toujours ce… qu‘elle était.