LA LITTÉRATURE ISRAÉLIENNE EST UNE FENÊTRE SUR LE MONDE

L’écriture est une ouverture sur une naissance et une essence. Un éventail de plus en plus large d’écrivains se sont emparés des diverses dimensions de la construction et de l’extraordinaire développement de la nation réinventée. Déracinement, invention d’une nouvelle vie, charge du souvenir, danger et mort, complexité sociale et politique, confrontation de la tradition et de la modernité, angoisse existentielle et goût du plaisir, femme et homme…
Cette littérature, riche de tous ses auteurs, de tous ses styles, a gagné sa place aux premiers rangs de la littérature contemporaine. Elle participe ainsi à rompre l’isolement d’Israël, grand dans l’imaginaire mondial mais petit pays par la taille.
Israel and Yoo rejoint ainsi l’impératif littéraire israélien : faire vivre la réalité de la nation et de son peuple.

La littérature israélienne plonge au cœur de l’histoire du peuple du Livre qui a vécu sur sa terre d’origine et dans toute l’Europe et au Maghreb où il s’est installé après l’Inquisition. Elle s’inspire d’une culture millénaire et des thématiques de la culture hébraïque. Pour la comprendre, il faut remonter le fil de l’histoire.

A Ia fin du XIX, début XXeme siècle, des juifs d Europe s’installent en  Amérique  et en Palestine. La littérature hébraïque est alors à son apogée avec des auteurs comme Bialik et Ahad Aham considérés comme les pères de la littérature israélienne moderne. On retrouve dans cette littérature les références à la Palestine, terre du peuple juif. Avec la création de l’État d’Israel, la littérature hébraïque devient littérature israélienne.

La percée des auteurs israéliens sur la scène internationale date des années 80. Amos Oz, Avraham Yehoushoa, Yoram Kaniouk et quelques autres encore dont Nava Semel, Ronny Someck, Avi Primor sont traduits en plusieurs langues. Ia nouvelle littérature israélienne s’émancipe du passé. Les écrivains de la nouvelle génération ont les mêmes préoccupations que les écrivains du monde entier: la mort, l’amour, la société, la solitude. Cette évolution symbolise une littérature arrivée à maturité qui n’ignore pas le passé mais sans en être écrasée par son poids.